Au fond,j'en ai rien à balancer,c'est
mon drame de surface. Adviendra que pourra. Cernes, ptits yeux, larmes séchées, coups d'mou,
THE SCIENTIST et don't panic. Je sais que c'est avec le temps qu'on se rend compte de nos erreurs. Face à elle, il doutera peut-être en pensant à moi qui l'aime tant. J'ai juste des envies de
meurtre et un dégout profond pour
certaines filles sans foi ni loi. Qui se permettent de s'immiscer dans une histoire qui ne leur appartient pas et qu'elles s'approprient. Un mépris infernal pour
ELLE. Et heureusement pour elle que je ne la connais pas. Heureusement pour moi aussi, j'aurais pas supporté quelqu'un comme ça. Je l'imagine déjà
dans son lit, envahir sa maison, son
appartement, et
faire comme chez elle. Je l'imagine essayer de le séduire, essayer
d'être ce qu'elle n'est pas, pour paraitre meilleure qu'elle n'est, essayer de lui plaire un peu plus pour le convaincre de ne pas revenir avec moi.
Pour avoir la satisfaction d'avoir remporté le trophée de la victoire sur une histoire qu'elle a détruite pour construire la sienne. Je déteste la faiblesse des hommes. Je hais la puissance de persuasion des femmes. Ca me donne envie de
vomir. J'ai maigri parce que j'ai plu faim. Je me coupe parce que ça me soulage d'avoir une emprise et un contrôle sur ma douleur. Le problème étant que ce contrôle n'est que physique. Et que je somatise le reste. J'suis d'une humeur
massacrante parce que
je tolère pas ce genre d'injustice. Et que c'est
humiliant d'être délaissée pour une autre. Humiliant d'être regardée avec
pitié et compassion. Humiliant de savoir que c'est plutôt pour avoir la conscience tranquille qu'il me console et veut garder contact.
J'ai envie de tout casser quand je repense à son silence et à sa passivité.
Je dors mal parce que je me torture l'esprit. Je me déteste parce que je ne sais pas ce que j'ai fait qui a tout fait chavirer. Je pleure parce que j'suis sur un fil prête à m'écraser.
Et le risque est qu'je n'aurai peut-être pas de bras pour me rattraper. Drame de surface. Et je foirerai pas mon concours pour des conneries pareilles, et ça,
C'EST mon dernier mot.
Mais c'est plus facile qu'à faire.
C'est quand même bizarre, cette acuité. De m'être sentie si en danger pendant qu'il était là-bas.
Foutage de gueule. JE SUPPORTE PAS. Et pourtant, je ne me respecte pas, pour tolérer ça et passer par dessus mes propres limites. J'suis bornée, ouais. Et j'me démonterai en 8 pour avoir ce que je veux. Parait qu'j'suis une
manipulatrice. On va voir ça.